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Frémissements à l'atelier

by french_muse88

L'odeur d'huile moteur flottait dans l'air du garage, mêlée à celle du caoutchouc chaud et du métal poli. Cédric Moreau essuya ses mains sur un chiffon gris, inspectant son travail sur la Triumph Bonn

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L'odeur d'huile moteur flottait dans l'air du garage, mêlée à celle du caoutchouc chaud et du métal poli. Cédric Moreau essuya ses mains sur un chiffon gris, inspectant son travail sur la Triumph Bonneville garée au centre de l'espace. Le marcel qu'il portait épousait ses épaules solides, taché par endroits de cambouis qu'il ne prenait plus la peine de nettoyer depuis longtemps. Son jean de travail, usé aux genoux, portait les marques d'une après-midi entière passée sous la moto.

"Clé de 10," murmura-t-il sans lever la tête.

Johanna Joffre lui tendit l'outil sans hésiter. Assise sur l'établi, les pieds balancés dans ses Mary Jane noires, elle suivait chacun de ses gestes avec une attention amusée. Sa robe trapèze rétro bleu marine à pois blancs s'arrêtait juste au-dessus des genoux, et le bandeau rose noué en serre-tête maintenait sa frange Bettie Page en place malgré la chaleur moite du garage. Ses cheveux rouge vif tombaient en cascades sur ses épaules dénudées, contrastant violemment avec sa peau laiteuse.

"Tu sais, je commence à me sentir comme ton apprentie," dit-elle en lui passant la clé.

Cédric sourit, ses yeux brun-vert se relevant un instant vers elle. "Mon apprentie n'aurait pas ce regard-là."

"Quel regard ?"

"Celui qui me fait oublier ce que je fais."

Johanna émit un petit rire et croisa les cheville, faisant osciller ses souliers d'avant en arrière. Elle posa sa main sur la surface froide de l'établi, sentant la poussière fine sous ses doigts. Le garage appartenait au père de Cédric, un homme méticuleux qui avait accumulé des décennies d'outils sur les étagères et des calendriers vintage aux murs bétonnés. Une vieille radio grésillait dans un coin, diffusant du rock alternatif avec une qualité sonore douteuse.

"Tournevis cruciforme," demanda Cédric.

Elle le lui tendit, leurs doigts se frôlant. Le contact était bref mais délibéré. Johanna sentit un petit frisson remonter le long de son bras. Elle observa Cédric se pencher sur le moteur, les muscles de son dos ondulant sous le coton du marcel. Il était concentré, méticuleux, et elle trouvait ça terriblement attirant. La façon dont il fronçait les sourcils en travaillant, la précision de ses mains, la tension dans sa mâchoire quand quelque chose résistait.

"Tu y es presque ?" demanda-t-elle.

"Presque. Il faut que je serre ce boulon et c'est bon."

"Tu as dit ça il y a vingt minutes."

"La mécanique, c'est de la patience."

"La patience, c'est ton truc. Pas le mien."

Cédric rit doucement, un son grave qui résonna dans le garage. Il serra le boulon, vérifia la tension, puis se redressa en soupitant de satisfaction. Il passa sa main sur le réservoir chromé de la Bonneville, admirant le reflet déformé de son propre visage dans le métal.

"Voilà. Elle est prête pour la route."

"Tu vas l'essayer ?"

"Plus tard." Il reposa le tournevis sur le chariot à outils et se tourna vers elle. "Il y a quelque chose que je veux faire d'abord."

Johanna releva un sourcil. "Ah oui ?"

Cédric s'approcha de l'établi, s'installant naturellement entre les jambes pendantes de Johanna. Ses mains trouvèrent ses genoux, ses pouces traçant de petits cercles sur la peau nue juste sous l'ourlet de sa robe. Elle sentit la chaleur de ses paumes même à travers le tissu léger.

"Tu as été très patiente," dit-il d'une voix basse.

"Je ne dirais pas ça. J'ai râlé au moins trois fois."

"Trois fois seulement ? Tu t'améliores."

Il se pencha et l'embrassa. Doucement d'abord, un simple contact de lèvres, la corner de sa bouche contre la sienne. Johanna ferma les yeux, sentant le goût salé de la sueur sur sa lèvre supérieure. Ses mains trouvèrent les épaules de Cédric, s'accrochant au tissu du marsel.

Le deuxième baiser fut plus long. Cédric glissa sa main derrière sa nuque, ses doigts s'enfouissant dans ses cheveux rouge vif. Il inclina la tête et approfondit le contact, sa langue effleurant la sienne avec une lenteur calculée. Johanna soupira dans sa bouche, ses doigts se refermant sur ses épaules.

"Tu goûtes le café," murmura-t-elle quand ils se séparèrent.

"Et toi les bonbons à la fraise."

"Tu m'as vue manger ça ?"

"Je te vois toujours, mon cœur."

Il l'embrassa à nouveau, et cette fois les baisers devinrent plus humides, plus avides. Leurs langues se cherchaient avec une urgence croissante, se mêlant et se quittant dans un rythme qui n'avait rien d'innocent. Johanna sentit sa respiration s'accélérer, son cœur cogner un peu plus fort contre ses côtes. Elle enlaça ses bras autour du cou de Cédric, l'attirant plus près.

Il quitta ses lèvres pour descendre vers son cou. Ses baisers étaient légers comme des papillons au début, posés sur la peau sensible juste sous son oreille. Johanna pencha la tête sur le côté, lui offrant mieux accès. Elle sentit son souffle chaud, humide, puis sa langue tracer une ligne lente jusqu'au creux de sa clavicule.

"Cédric..." souffla-t-elle.

"Oui mon cœur ?"

"Je devrais rentrer..."

"Pourquoi ?" Ses doigts trouvèrent le premier bouton de sa robe, le défirent sans hâte.

"Tu n'as pas fini ta moto..."

"Mais encore ?" Il descendit au deuxième bouton, puis au troisième. Ses lèvres suivirent le trajet, embrassant l'épaule qu'il dévoilait au fur et à mesure.

"Je te distrais..."

"La moto peut attendre... notre amour non." Il se pressa contre son bassin, et Johanna sentit contre sa cuisse la pression de son désir, évidente même à travers le jean. "Tu sens comme je te désire ?"

"Et moi donc ?" répondit-elle d'une voix un peu étranglée.

Cédric sourit contre sa peau. Il fit glisser la robe de ses épaules, révélant la finesse de sa poitrine, ses petits seins en forme de poires qu'il effleura du bout des doigts. Johanna frémit, ses mamelons durcissant sous le contact. Il descendit plus bas, ses mains relevant le tissu de la robe autour de sa taille, puis glissèrent sous le bord de sa culotte.

Il la lui enleva avec une lenteur délibérée, la faisant glisser le long de ses cuisses jusqu'à ses chevilles. Johanna souleva légèrement son bassin pour l'aider, sentant l'air frais du garage contre sa peau maintenant exposée. Cédric fit un pas en arrière, la regardant un instant avec une intensité qui la fit rougir.

"Tu es magnifique," dit-il simplement.

Puis il s'agenouilla devant elle. Ses grandes mains posées sur l'intérieur de ses cuisses, il les écarta doucement. Johanna sentit son cœur s'emballer quand il se pencha vers elle. Le premier contact de sa langue fut délicat, presque timide, une simple caresse sur la longueur. Puis il devint plus gourmand, plus pressant. Il la léchait avec une application méthodique, la même qu'il mettait à entretenir sa moto, comme si elle méritait le même soin attentif.

"Han... Cédric..." gémit-elle.

Il émit un grondement de satisfaction, un son profond qui vibrait contre sa chair, et continua de plus bel. Sa langue dessinait des cercles lents, explorait chaque repli avec une gourmandise évidente. Johanna glissa sa main dans les cheveux bruns de Cédric, ses doigts s'enfouissant dans les mèches épaisses. Elle ondula du bassin, suivant le rythme qu'il imposait, se donnant à lui sans réserve.

Ses mains remontèrent pour caresser ses seins, pétrissant doucement la chair tendre, faisant rouler ses mamelons entre ses pouces et ses index. Johanna laissa échapper un soupir tremblant, sa tête renversée en arrière. Le grain de beauté sous son œil gauche semblait danser avec les contractions de son visage, ses yeux noisette ambrés se fermant par à-coups.

"Hmmm... ouuh... c'est tellement bon mon amour.... han !"

La langue de Cédric accélérait puis ralentissait, variant la pression, jouant avec elle comme un musicien avec son instrument. Il savait quand appuyer, quand relâcher, quand glisser plus bas pour l'exciter encore plus. Johanna sentait le plaisir monter en elle comme une vague lente, irrésistible, envahissante.

Ses cuisses se resserrèrent instinctivement autour de la tête de Cédric, puis s'écartèrent à nouveau. Elle ne savait plus si elle voulait le fuir ou le garder contre elle pour toujours. Ses doigts se crispèrent dans ses cheveux, tirant légèrement.

"Cédric... je... han !"

L'orgasme la traversa comme un courant électrique. Son corps se tendit, son dos se cambela, et un cri étouffé s'échappa de ses lèvres. Cédric ne lâcha pas, continuant de la lécher doucement pendant qu'elle convulsait, prolongeant chaque vague de plaisir jusqu'à ce qu'elle retombe, essoufflée, contre l'établi.

Il se releva, essuyant sa bouche du dos de sa main, un sourire satisfait aux lèvres. Johanna le regardait avec des yeux embués, les joues roses, le souffle court.

"Viens ici," murmura-t-elle.

Elle descendit de l'établi, ses jambes un peu tremblantes, et se tint devant lui. Ses mains trouvèrent la ceinture de son jean de travail, défaillant la boucle métallique avec une impatience qu'elle ne cherchait pas à dissimuler. Elle fit glisser le jean et le caleçon en un seul geste, révélant son sexe déjà tendu, dur de désir.

Johanna s'agenouilla devant lui avec la même dévotion qu'il avait montrée. Elle prit son temps, commencant par de petites léchures sur le gland, goûtant la peau chaude, sentant les pulsations contre sa langue. Puis elle le prit plus profondément, ses lèvres glissant le long de la hampe avec une lenteur calculée. Elle variait le rythme, alternant caresses légères et pressions plus fermes, sa langue tournoyant autour du gland à chaque remontée.

"Oh... Jo..." souffla Cédric, ses mains trouvant naturellement ses cheveux rouge vif. Il les lui tenait doucement, rejetant les mèches qui tombaient devant son visage, lui caressant la joue du pouce. "C'est tellement bon... Han..."

Il se pencha par moments pour l'embrasser goulûment, goûtant ses propres effluves sur ses lèvres, ce qui semblait l'exciter davantage. Johanna maintenait son rythme, appliquée, concentrée, donnant exactement ce qu'elle avait reçu. Sa main enveloppait la base pendant que sa bouche travaillait le reste, ses yeux ambrés levés vers lui de temps en temps pour capper ses réactions.

Mais Cédric ne la laissa pas finir. Il la releva doucement, l'attrapant par les épaules.

"Je veux être en toi," dit-il simplement.

Il la réinstalla sur l'établi, écartant ses cuisses avec une tendresse impérieuse. Il se positionna contre elle et, au lieu de la pénétrer immédiatement, il frotta son gland contre son clitoris, des cercles lents, délicats, la torturant délicieusement. Johanna gémit, ses ongles s'enfonçant dans les épaules de Cédric.

"Arrête de me taquiner..."

"Patience," murmura-t-il avec un sourire en coin.

Il continua quelques instants, chaque passage envoyant des frissons le long de la colonne vertébrale de Johanna. Puis, enfin, il la pénétra. Doucement, délicatement, s'enfonçant en elle centimètre par centimètre. Johanna sentit son corps s'ouvrir pour l'accueillir, la sensation de plénitude la faisant soupirer.

Il commença des va-et-vient amples et lents, chaque mouvement mesuré, profond. Il ne se pressait pas. Il voulait qu'elle sente chaque fraction de chaque poussée, chaque retrait qui la laissait vide avant de la remplir à nouveau. Johanna enlaça ses jambes autour de ses hanches, l'attirant plus près à chaque thrust.

Ils s'embrassaient désespérément, leurs bouches se trouvant dans des baisers maladroits, humides, entrecoupés de soupirs et de gémissements. Cédric accéléra doucement, le rythme passant de langoureux à régulier, faisant monter le plaisir en elle comme une marée qui monte.

Il se pencha vers sa poitrine, prenant un mamelon entre ses lèvres, le léchant et le suçant pendant qu'il continuait de la pénétrer. Johanna laissa échapper un cri étouffé, sa main pressant la tête de Cédric contre son sein. La double sensation était vertigineuse, sa langue sur ses seins, son sexe en elle, le frottement de son bassin contre son clitoris à chaque poussée.

"Cédric... plus fort..."

Il obéit, accentuant ses mouvements, ses hanches frappant les siennes avec plus d'ardeur. L'établi grinçait sous eux, les outils vibrent légèrement sur la surface. La Triumph Bonneville brillait dans un coin comme un voyeur silencieux.

Puis Cédric se retira. Johanna émit un son de protestation, mais il la fit pivoter, la plaçant dos à lui. Elle prit appui sur l'établi, ses paumes à plat sur le bois froid, et il la pénétra à nouveau par derrière. La position était plus profonde, plus intense. Cédric se pressa contre son dos, sa poitrine contre ses omoplates, ses mains revenant à ses seins.

Il les pétrit pendant qu'il la pilonnait avec plus d'ardeur, ses doigts prenant possession de cette chair tendre, roulant les mamelons entre ses doigts. Johanna cambrerait le dos, offrant mieux son bassin, sentant chaque poussée jusqu'au fond de son ventre.

"Han... Han... Cédric... t'arrête pas !" cria-t-elle.

Il accéléra encore, ses hanches claquant contre ses fesses, le son obscène et magnifique résonnant dans le garage. Il pencha la tête vers son oreille, mordillant doucement le lobe, puis l'arrière de son oreille, sa langue traçant des motifs sur la peau sensible.

"Je t'aime Johanna..." souffla-t-il, sa voix rauque, essoufflée.

Johanna le regarda par-dessus son épaule, ses yeux noisette ambrés brûlants de désir et de tendresse mêlés. Elle chercha ses lèvres et ils s'embrassèrent, un baiser de travers, maladroit et parfait à la fois.

"Je t'aime Cédric..."

Elle sentit le plaisir monter à nouveau en elle, plus intense que le premier, une vague qui grossissait et menaçait de tout emporter. Elle porta sa main à sa bouche pour étouffer ses cris, mais Cédric la lui attrapa doucement, entrelaçant ses doigts avec les siens.

"Non... s'il te plaît... j'aime t'entendre..."

Johanna laissa retomber sa main, se mordant la lèvre inférieure avant de renoncer à toute retenue. Ses gémissements emplissaient le garage, se mêlant au grésillement de la radio et au cliquetis des outils sur l'établi. Cédric la serrait plus fort contre lui, ses mouvements devenant plus urgents, plus désespérés.

"Jo... je vais..."

"Moi aussi... ensemble..."

Ils jouirent au même instant, leurs corps se raidissant l'un contre l'autre. Cédric se pressa contre elle une dernière fois, profondément, et Johanna sentit la chaleur de son plaisir se répandre en elle pendant que la vague emportait son propre corps. Ses parois se contractaient autour de lui, prolongeant l'extase pour tous les deux.

Leurs souffles se calmaient lentement. Cédric se retira délicatement et Johanna se retourna dans ses bras. Il la serra contre lui, ses lèvres se posant sur son front, puis sur ses yeux, puis sur sa bouche. Ils s'embrassèrent tendrement, sans urgence, savourant le moment.

"Je t'aime," murmura-t-elle contre ses lèvres.

"Je t'aime aussi, mon cœur."

Ils restèrent enlacés un long moment, bercés par le grésillement de la radio et le silence complice de la Triumph. Puis Johanna releva la tête, un sourire espiègle aux lèvres.

"Tu sais... ta moto n'est toujours pas finie."

Cédric regarda la Bonneville par-dessus son épaule, puis revint à elle.

"Elle peut attendre jusqu'à demain."

"Et ton père ? Il ne va pas s'étonner de nous trouver ici ?"

"Mon père adore t'adorer. Il dirait juste qu'il faut que je trouve une meilleure utilisation de mon temps."

"Tu viens d'en trouver une excellente."

Ils rirent ensemble, un rire doux, complice, qui flottait dans l'air du garage comme une promesse. Cédric l'embrassa une dernière fois, puis reprit son chiffon, incapable de cacher son sourire.

"Clé de 10 ?" demanda-t-il.

Johanna secoua la tête, amusée.

"Demain. Là, tu m'emmènes manger."

"Oui, mademoiselle Joffre."

Et ils sortirent du garage main dans la main, laissant la Triumph attendre son tour, patiente et silencieuse, sous la lumière jaunâtre des néons.