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L'odeur d'huile moteur flottait dans l'air tiède du garage, mêlée à celle du WD-40 et du caoutchouc. Un poste radio crachotait du rockabilly lo-fi, à peine audible sous le ronronnement régulier d'un v

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L'odeur d'huile moteur flottait dans l'air tiède du garage, mêlée à celle du WD-40 et du caoutchouc. Un poste radio crachotait du rockabilly lo-fi, à peine audible sous le ronronnement régulier d'un ventilateur oscillant qui brassait l'air sans réel conviction. Cédric Moreau était penché au-dessus de sa Triumph Bonneville, une clé à molette dans la main droite, le front légèrement perlé de sueur. Son marcel gris était taché de gras sur le ventre, et son jean de travail Carhartt pendait bas sur ses hanches, la ceinture à boucle lourde cliquetant quand il se déplaçait.

Johanna Joffre était assise sur l'établi, les jambes croisées, ses chaussures Mary Jane balançant doucement dans le vide. Sa robe trapèze rétro bleu marine à pois blancs s'évasait autour d'elle, et son bandeau rose noué en serre-tête tenait en place sa frange Bettie Page. Ses cheveux rouge vif tombaient en cascade sur ses épaules, brillant sous la lumière crue du néon du plafond. Elle regardait Cédric travailler avec un sourire en coin, les yeux ambrés mi-clos, un grain de beauté sous son œil gauche qui lui donnait un air de pin-up espiègle.

"Passe-moi la clé Allen, ma chérie," dit Cédric sans lever la tête.

Johanna attrapa l'outil sur le plateau métallique derrière elle et le lui tendit en le faisant glisser entre ses doigts fins, bagués de bagues en argent noirci.

"Tiens, mon prince de la mécanique."

Cédric prit la clé, ses doigts effleurant les siens. Il leva les yeux et lui sourit, ce sourire un peu de travers qui la faisait fondre à chaque fois. Ses yeux brun-vert brillèrent sous l'éclairage.

"Prince de la mécanique ? C'est un nouveau titre ?"

"Tu mérites bien ça. Tu bichonnes cette moto plus que moi."

"Fausses accusations," répondit-il en revenant à son travail. "Je t'ai emmenée au verger des pêchers la semaine dernière, je te rappelle."

Johanna sentit une chaleur douce l'envahir à l'évocation de ce souvenir. Le verger, les pêchers en fleurs, la lumière dorée du soleil sur les branches, et Cédric qui l'avait regardée avec des yeux si pleins d'amour qu'elle en avait eu les larmes aux yeux. Ce pique-nique improvisé, le panier qu'il avait préparé sans rien dire, la façon dont il lui avait pris la main en silence sous les pétales qui tombaient. Elle avait été si émue qu'elle n'avait presque rien trouvé à dire. Et lui avait simplement murmuré qu'il l'aimait, que sa présence dans sa vie était un cadeau.

"Le verger, oui," dit-elle doucement. "Mais là, c'est la moto qui a droit à toute ton attention depuis deux heures."

"Presque fini," marmonna Cédric en serrant un boulon. "Encore le filtre à huile et c'est bon."

Johanna soupira, theatricale, et se renversa en arrière sur ses mains. La robe remonta légèrement sur ses cuisses pâles, révélant le haut de ses genoux et un bout de peau lisse.

"Je m'ennuie, dit-elle avec un ton boudeur exagéré. Tu me négliges, Cédric Moreau."

Il rit, un rire grave et chaud qui résonna dans le garage.

"Tu te négliges toi-même si tu crois que je ne te regarde pas toutes les trente secondes."

C'était vrai. Il la regardait. Entre chaque geste sur la moto, il levait les yeux vers elle, vers cette silhouette menue et athlétique posée sur l'établi comme une poupée sur une étagère. La façon dont la robe bleue épousait ses petits seins en forme de poires, comment le tissu se tendait légèrement quand elle se penchait en avant. Il la trouvait magnifique, pas parce qu'elle était parfaite — il s'en fichait de la perfection — mais parce qu'elle était elle, avec ses asymétries, ses cicatrices invisibles, ses complexes qu'il prenait plaisir à dissoudre un à un.

"Tu me regardes, d'accord, mais de loin. C'est du voyeurisme, ça."

Cédric essuya ses mains sur un chiffon, les frotta longuement, puis se redressa. Il posa la clé sur le plateau et fit craquer ses épaules en arrière.

"Voyeurisme ? C'est un mot un peu fort pour un homme qui aime simplement contempler la femme qu'il aime."

Il tourna le bouton du poste radio. La musique monta légèrement, un slow rockabilly aux guitares traînantes. Puis il se dirigea vers l'établi, ses bottes de travail résonnant sur le béton.

Johanna le regardait approcher, les yeux légèrement plus grands, les lèvres entrouvertes. Il s'arrêta juste devant elle, entre ses jambes pendantes. Il posa ses mains sur ses genoux, pouces traçant des cercles lents sur la peau.

"La moto peut attendre cinq minutes," dit-il.

"Cinq minutes, c'est court."

"C'est toi qui vois."

Il se pencha et posa ses lèvres sur les siennes. Un baiser tendre, à peine une pression, comme une question. Johanna ferma les yeux et répondit en inclinant la tête, sa main venant se poser sur sa nuque, sous la naissance de ses cheveux bruns en sueur. Le baiser s'approfondit, leurs lèvres s'entrouvrant, les langues se cherchant avec une lenteur délibérée. Cédric goûta le gloss à la fraise qu'elle portait, et elle sentit sur lui le goût du café noir et du tabac froid.

Il gémit doucement contre sa bouche, un son grave qui vibra dans sa gorge. Ses mains remontèrent le long de ses cuisses, poussant doucement la robe plus haut. Johanna enroula ses jambes autour de ses hanches, l'attirant plus près. Il se pressa contre elle, et elle sentit à travers le tissu de son jean la chaleur de son bassin, la consistance de son désir qui commençait à prendre forme.

Leurs baisers devinrent plus humides, plus avides. Cédric laissa ses lèvres quitter celles de Johanna et descendit vers son cou, déposant des baisers légers sur la peau blanche et sensible juste sous sa mâchoire. Johanna laissa échapper un souffle court, la tête basculée en arrière. Il remonta derrière son oreille, là où les fins cheveux rouges s'écartaient, et déposa un baiser ouvert, humide, sa langue effleurant le lobe. Un frisson parcourut le dos de Johanna.

"Cédric..." murmura-t-elle.

"Oui mon cœur ?"

"Je devrais rentrer..."

Il sourrit contre sa peau et redescendit vers sa clavicule, déposant un baiser dans le creux, là où le tissu de la robe s'écartait.

"Pourquoi ?"

Ses doigts trouvèrent le premier bouton de sa robe, un petit bouton nacre, et le défirent avec une dextérité patiente. Puis le deuxième. Le tissu s'entrouvrit, révélant le haut de sa poitrine, la peau laiteuse, l'absence de soutien-gorge.

"Tu n'as pas fini ta moto..." souffla Johanna, les mots un peu hachés.

Il défit le troisième bouton et embrassa son épaule dénudée, ses lèvres traçant une ligne chaude jusqu'au haut de son bras.

"Mais encore ?"

"Je te distrais..."

"La moto peut attendre... notre amour non."

Il se pressa contre son bassin, et elle sentit nettement maintenant la dureté de son sexe à travers le jean, pressé contre l'intérieur de sa cuisse. Il la regarda dans les yeux, ses pupilles dilatées dans le vert-brun de ses iris.

"Tu sens comme je te désire ?"

Johanna déglutit. "Et moi donc ?"

Elle sentait son propre désir comme une chaleur liquide entre ses jambes, le tissu de sa culotte déjà humide contre ses lèvres. Elle voulait qu'il la touche, qu'il en finisse avec les boutons, qu'il la prenne là, sur cet établi, au milieu de l'odeur de l'huile et du bricolage.

Cédric défit les derniers boutons. La robe s'ouvrit complètement, révélant sa poitrine nue, ses petits seins en forme de poires aux mamelons rosés déjà durcis, son ventre plat et blanc, et sa culotte en coton noir. Il fit glisser ses mains sous le tissu de la culotte, la tira doucement vers le bas. Johanna souleva ses hanches pour aider, et il la fit glisser le long de ses jambes avant de la jeter sur le plateau à outils avec un sourire complice.

"Élégant," commenta Johanna.

"Je fais ce que je peux."

Il s'agenouilla devant elle, entre ses jambes écartées. Elle sentit l'air frais du garage contre sa peau exposée, puis le souffle chaud de Cédric qui s'approchait. Il déposa un baiser sur l'intérieur de sa cuisse gauche, puis sur la droite, ses lèvres effleurant la peau sensible. Puis il approcha sa bouche et la lécha, une longue traîne languide de la base jusqu'au sommet de son sexe.

"Han... Cédric..." gémit Johanna, ses doigts agrippant le bord de l'établi.

Il gémit de satisfaction en sentant son goût contre sa langue, un goût salé et doux à la fois, et continua de plus bel. Sa langue dessina des cercles lents autour de son clitoris, puis l'embrassa directement, suçant doucement. Les petites lèvres asymétriques de Johanna, celles qui dépassaient et dont elle avait été si complexée autrefois, il les caressa du bout de la langue, les prenant entre ses lèvres avec une délicatesse qui la faisait trembler. Il avait mis du temps, autrefois, à la rassurer sur ce sujet, à lui dire que son corps était exactement comme il devait être, qu'il n'y avait rien à corriger. Et maintenant, à genoux devant elle, il adorait chaque millimètre d'elle avec une gourmandise sans faille.

Johanna glissa sa main dans les cheveux de Cédric, ses doigts s'enfonçant dans les mèches brunes et humides. Elle ondula du bassin, poussant son sexe contre sa bouche, cherchant plus de contact, plus de pression. Cédric répondit en accélérant le rythme de sa langue, tout en montant ses mains vers ses seins. Ses grandes mains calleuses pétrirent la chair tendre, les pouces frottant les mamelons en rythme avec les mouvements de sa langue.

"Hmmm... ouuh... c'est tellement bon mon amour.... han !" soupira Johanna, les yeux fermés, la bouche ouverte.

Elle sentait le plaisir monter en vagues concentriques, partant du point exact où sa langue travaillait et irradient dans tout son ventre, ses cuisses, ses seins. Le contraste entre la rudesse de ses mains de mécanicien et la douceur de sa bouche était vertigineux. Elle serra ses doigts dans ses cheveux, tira un peu sans le vouloir, et il émit un son guttural qui la fit frissonner.

"Cédric... je... je vais..."

Il ne ralentit pas. Au contraire, il intensifia, sa langue pressant plus fermement, ses lèvres enserrant son clitoris avec une aspiration douce et constante. Johanna sentit la vague se former, monter, puis se briser. Son corps se tendit, son dos se cambrant, ses jambes tremblant de chaque côté du visage de Cédric. L'orgasme la traversa comme un courant électrique, et elle laissa échapper un cri étouffé, la main crispée dans ses cheveux.

Il continua de la lécher doucement, accompagnant les dernières secousses de son plaisir, puis déposa un baiser humide sur l'intérieur de sa cuisse avant de se relever. Ses lèvres brillaient, ses yeux étaient vitreux de désir.

"Viens ici," murmura Johanna, la voix un peu cassée.

Elle descendit de l'établi, ses jambes un peu instables, et se tint devant lui. Ses mains trouvèrent la boucle de sa ceinture, la lourde boucle métallique qu'elle défit avec un déclic. Puis le bouton du jean, puis la braguette. Elle tira le jean vers le bas, et son sexe apparut, déjà raide, tendu contre son bas-ventre. Elle le prit dans sa main, le sentit chaud et lourd contre sa paume, et le regarda dans les yeux en s'agenouillant devant lui.

Cédric inspira brusquement quand il sentit ses lèvres se refermer sur le gland, humides et chaudes. Elle le prit dans sa bouche avec une attention méthodique, la même application concentrée qu'elle mettait dans tout ce qu'elle faisait. Sa langue tourna autour du gland, puis descendit le long de la hampe, traçant une ligne humide jusqu'à la base. Elle le reprit en bouche, plus profondément cette fois, ses lèvres glissant le long de la tige avec une pression ferme.

"Oh... Jo..." souffla Cédric, ses mains venant se poser dans ses cheveux, retenant les mèches rouges derrière ses oreilles. Il lui caressa la joue du pouce, sentant le mouvement de sa bouche sous la peau. "C'est tellement bon.... Han..."

Johanna accéléra le rythme, sa main enveloppant la base de son sexe pendant que sa bouche travaillait le reste. Elle alternait les mouvements longs et profonds avec des caresses plus courtes, sa langue faisant des cercles au sommet à chaque remontée. Elle sentait les jambes de Cédric trembler légèrement, ses doigts se resserrer dans ses cheveux, et cela la rendait encore plus ardente. Elle aimait le sentir réagir, aimait ce pouvoir qu'elle avait sur ce grand corps solide.

Mais Cédric ne la laissa pas finir. Il la releva doucement, la tirant par les épaules.

"Je veux être en toi," dit-il, la voix rauque.

Il la réinstalla sur l'établi, et elle enroula à nouveau ses jambes autour de ses hanches. Il se positionna contre elle, et au lieu de la pénétrer directement, il frotta son gland contre son clitoris, des mouvements lents et délibérés, de haut en bas. Johanna ferma les yeux et mordit sa lèvre inférieure, le plaisir déjà revenu en force, ses terminaisons nerveuses encore sensibles de l'orgasme précédent.

"Tu me tortures," gémit-elle.

"Tu aimes ça."

"Oui... mais..."

Il continua, sa glande glissant contre elle, se couvrant de sa mouille, la frottant juste assez pour faire monter le plaisir sans la satisfaire. Puis, enfin, il se positionna à l'entrée de son sexe et la pénétra doucement. Lentement. Poussant millimètre par millimètre, la remplissant progressivement. Johanna émit un long soupir, sentant son corps s'adapter, s'ouvrir, l'accueillir.

Il commença des va-et-vient amples et doux, se retirant presque entièrement avant de replonger lentement. Chaque mouvement était délibéré, contrôlé, comme s'il voulait qu'elle sente chaque détail, chaque centimètre. Johanna enserra ses hanches de ses jambes, le tirant vers elle à chaque poussée, voulant le sentir plus profond, plus près.

Ils s'embrassèrent désespérément, leurs bouches se cherchant entre les soupirs et les gémissements. Leurs langues se mêlaient au rythme des va-et-vient, les baisers devenant plus profonds à mesure que le rythme s'accélérait. Cédric augmenta la cadence avec une lenteur calculée, faisant monter le plaisir par degrés, donnant à Johanna le temps de s'habituer, de savourer, de s'abandonner complètement.

"Han... Cédric... plus vite..."

Il obéit, accélérant encore, ses hanches frappant les siennes avec un bruit sourd et régulier. L'établi grinçait légèrement sous l'impact, un son métallique qui se mêlait à leurs souffles et aux guitares lo-fi du poste radio. Johanna agrippait son marcel, le tissu mouillé de sueur, sentant sous le coton les muscles de son dos se contracter à chaque mouvement.

Puis Cédric se retira. Johanna émit un son de protestation, mais il la fit tourner, la plaçant dos à lui. Elle posa ses mains sur l'établi, se penchant légèrement en avant, et il la pénétra à nouveau par derrière. La position changea tout — il allait plus profond, l'angle était différent, et Johanna sentit une nouvelle vague de plaisir la traverser.

Cédric pétrit ses seins pendant qu'il la pénétrait, ses grandes mains enveloppant les petits seins en forme de poires, les masses, les pétrissant avec une pression ferme. Ses pouces frottèrent les mamelons durcis, et Johanna laissa échapper un gémissement aigu.

"Han... Han... Cédric... t'arrête pas !" cria-t-elle, les doigts agrippant le bois de l'établi.

Il accéléra encore, ses va-et-vient devenant plus intenses, plus ardemment. Chaque poussée la faisait avancer contre l'établi, et elle se rejetait en arrière pour le rencontrer, leurs corps se percutant avec une urgence croissante. Le plaisir montait en elle comme une marée, irrésistible, envahissant chaque partie de son être.

Cédric se pencha en avant, sa poitrine contre son dos, et lui mordilla l'oreille par l'arrière. Ses dents effleurèrent le lobe, puis il murmura contre sa peau :

"Je t'aime Johanna..."

Elle se retourna, regardant Cédric par-dessus son épaule. Leurs yeux se rencontrèrent — les yeux ambrés de Johanna, les yeux brun-vert de Cédric — et elle tendit le cou pour l'embrasser. Un baiser de travers, maladroite à cause de l'angle, mais profond et sincère, leurs lèvres se cherchant avec une tendresse qui contrastait avec la violence de leurs corps.

"Je t'aime Cédric..." répondit-elle contre sa bouche.

Le rythme s'accéléra encore. Cédric la tenait par les hanches, ses doigts s'enfonçant dans la chair, et ses mouvements devenaient plus urgents, plus désespérés. Johanna sentit le plaisir atteindre un point critique, son corps se tendant autour de lui, le serrant, le retenant. Il gémit son nom, elle gémit le sien, et puis ils franchirent le seuil ensemble.

L'orgasme les frappa en même temps, comme une déflagration. Johanna sentit son sexe se contracter autour de lui en vagues rapides, et Cédric pulsa en elle, se vidant avec un grondement sourd, ses hanches poussées contre les siennes. Ils restèrent figés un instant, les corps collés, le souffle court, le silence du garage submergé par le bruit de leurs respirations et la fin de la chanson à la radio.

Puis Cédric se retira doucement et enlace Johanna par derrière, ses bras se refermant autour de sa taille. Il déposa un baiser dans le creux de son cou, et elle se laissa aller contre lui, le dos contre sa poitrine, la tête renversée sur son épaule.

"Je t'aime," murmura-t-il.

"Je t'aime aussi," répondit-elle, les yeux fermés, un sourire aux lèvres.

Un silence passa, confortable et tiède.

"Ta moto," dit Johanna.

"Quoi, ma moto ?"

"Tu n'as pas fini."

Cédric regarda la Triumph par-dessus l'épaule de Johanna, le filtre à huile à moitié démonté, la clé Allen posée sur le plateau.

"Elle peut attendre demain."

"Et ta réputation de mécanicien consciencieux ?"

"Ruine. Complète. Je m'en remettrai."

Johanna rit, un rire doux qui vibra contre sa poitrine. Elle se retourna dans ses bras et l'embrassa, un baiser tendre, sans urgence, juste la douceur de leurs lèvres qui se connaissaient par cœur.

"Tu sais quoi ?" dit-elle en se reculant légèrement.

"Quoi ?"

"Je crois que je vais rester."

Cédric sourit, ce sourire de travers qui la faisait fondre.

"La meilleure décision de ta journée."

"Après la robe à pois, quand même. Il ne faut pas exagérer."

Il rit et la serra plus fort, et ils restèrent là, enlacés dans le garage, au milieu de l'huile moteur et des outils, tandis que le ventilateur oscillait sans conviction et que la Triumph Bonneville attendait sagement que son propriétaire revienne à de meilleurs sentiments mécaniques.